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Centre-sud : « Chacun vient apporter de la terre à la terre. Aujourd’hui, c’est nous, demain, c’est d’autres personnes », Modeste Yerbanga, président du Conseil régional

LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO

samedi 12 août 2017

Depuis 2006, le Burkina s’est résolu à la communalisation intégrale, qui consacre le droit des collectivités territoriales à s’administrer librement et à gérer des affaires propres en vue de promouvoir le développement à la base et de renforcer la gouvernance locale. Dès lors, le pays est organisé en collectivités territoriales que sont : la région et la commune. Au terme de la loi qui opérationnalise ce modèle de gouvernance, l’Etat déconcentre ses services dans le but de renforcer les capacités d’action des collectivités territoriales. Une collectivité territoriale étant comprise comme une subdivision du territoire dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Ainsi, si nous avons à la tête de la commune, le Conseil municipal comme exécutif (et le maire comme premier responsable de cet organe), au niveau région, c’est le Conseil régional (avec pour premier responsable, le président du Conseil régional). Pour mieux cerner certains contours de cette organisation territoriale, nous avons approché Modeste Yerbanga, président du Conseil régional du Centre-sud. Pharmacien de formation et jeune entrepreneur, Dr Modeste Yerbanga tient, il y a à peine une année, les rênes de cette collectivité territoriale située à une centaine de kilomètres au sud de la capitale. A travers cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, Modeste Yerbanga, qui se considère avant tout comme un commis au service des populations, nous décline sa perception de développement. Interview !

Centre-sud : « Chacun vient apporter de la terre à la terre. Aujourd’hui, c’est nous, demain, c’est d’autres personnes », Modeste Yerbanga, président du Conseil régional

Lefaso.net : Dans l’organisation actuelle, le Conseil régional n’est pas trop familier aux populations. Comment peut-on succinctement définir un Conseil régional ?

Modeste Yerbanga : La loi 055-2004/AN du 21 décembre 2004, portant Code général des collectivités territoriales au Burkina Faso, consacre la communalisation intégrale du territoire. Le Burkina a été organisé en collectivités territoriales. La collectivité territoriale est une subdivision du territoire dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. La région constitue donc un espace territoriale, économique, de planification et de coordination du développement regroupant un certain nombre de communes.

Lefaso.net : Combien de communes compte le Conseil régional du Centre-sud ?

Modeste Yerbanga : Le Conseil régional du Centre-sud regroupe 19 communes, reparties dans les trois provinces que sont le Bazèga (chef-lieu, Kombissiri), le Nahouri (Pô) et le Zoundwéogo (avec Manga pour chef-lieu). Ainsi, dans le Bazèga, nous avons les communes de Doulougou, Gaongo, Ipelcé, Kayao, Kombissiri, Saponé, Toécé. Dans le Nahouri, on compte Guiaro, Pô, Tiébélé, Zecco, Ziou. Quant à la province du Zoundwéogo, elle comprend Béré, Bindé,Gogo, Gomboussougou, Guiba, Nobéré et Manga (Chef-lieu de la région).

Lefaso.net : De façon résumée, quelles sont les missions d’un Conseil régional ?

Modeste Yerbanga : Il faut relever que la loi 055 (article 145 du Code général des collectivités territoriales) consacre les missions du Conseil régional, tout comme la commune. Ainsi, le conseil régional définit les orientations en matière de développement dans la région et ce conformément aux grandes orientations nationales, actuelles qui est le PNDES (Plan national de développement économique et social).

Lefaso.net : Quel type de rapport existe entre le Conseil régional et les communes du même espace territoriale ?

Modeste Yerbanga : Sur le plan règlementaire, il n’y a pas de rapport hiérarchique entre la région (Conseil régional, ndlr) et la commune (Conseil municipal, ndlr). C’est vrai que le Conseil régional est constitué de conseillers municipaux provenant des communes (deux conseillers par conseil municipal), mais il n’y a pas de rapport hiérarchique. Le Conseil régional s’occupe du développement de l’ensemble des communes, alors que la commune intervient uniquement dans sa circonscription.

Lefaso.net : Comment est organisé un Conseil régional ?

Modeste Yerbanga : Il faut noter que le Code général des Collectivités territoriales consacre également l’organisation à ce niveau. Ainsi, nous avons la présidence du Conseil régional, deux vice-présidents et trois commissions permanentes : la Commission affaires générales, sociales et culturelles, la Commission affaires économiques et financières, la Commission environnement et développement local.
En outre, nous avons le secrétariat général et des directions opérationnelles (direction de l’action économique, direction des matières transférées, direction des affaires économiques et financières) qui appuient quotidiennement le travail du Président.

Lefaso.net : On note que le Conseil régional est une organisation politique (à partir du moment où il est composé des deux conseillers par commune de la région). Est-ce que cette réalité ne rend pas la tâche difficile, quand on sait qu’à l’échelle commune, ce n’est déjà pas facile avec ces calculs politiques ?

Modeste Yerbanga : C’est vrai que ce sont des acteurs politiques qui composent le Conseil régional, mais il y a aussi des services techniques d’appui comme je l’ai dit précédemment. Il ne saurait être assimilé à un organe politique pur. Sa vocation, c’est vraiment le développement à la base (c’est-à-dire que les populations décident pour elles-mêmes) et la politique menée par le Conseil régional doit s’inspirer de la politique nationale (ici, c’est le PNDES qui est un outil national). Du coup, le Conseil régional n’est pas un organe politique en tant que tel ; il est animé à la fois par des acteurs politiques et des techniciens.

Lefaso.net : Une année après, comment jugez-vous le climat de travail ?

Modeste Yerbanga : Nous avons tenu plusieurs sessions depuis notre prise de fonction (cinq au total) et effectué un certain nombre de réalisations. On peut citer entre autres la construction d’une salle de réunion au Conseil régional, la construction d’un marché à Tiébélé, la construction de deux salles de classe à l’école Saponé, et deux autres à Basgana. D’autres investissements sont en cours de réalisation tels que : la réalisation de 19 forages dans la région, la réalisation d’un poste d’eau autonome au siège même du Conseil régional et la construction d’une retenue d’eau à Sitenga, dans la commune de Béré.

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Rencontre d’échanges entre la Coordination du Projet Centre régional de Barefoot college au Burkina et le Président du Conseil régional (PCR) d

L’une des préoccupations majeures en ce moment, c’est la relecture du Plan régional de développement (PRD), qui est notre référentiel régional de développement à l’image du PNDES au plan national. C’est notre guide, notre outil de planification. Nous avons dans ce sens pu avoir un accompagnement du PRGLA et d’un projet de l’Union européenne. Le processus est en cours et j’ose croire que dans les trois mois à venir, nous aurons notre PRD réactualisé, qui va refléter vraiment les aspirations profondes en termes de développement de la région. C’est un élément majeur et à partir du moment où nous aurons ce référentiel, ça doit nous orienter pour les années à venir sur le comment et où intervenir sur le terrain.

Lefaso.net : Mais, on aurait compris que ce plan (PRD) soit conçu plus tôt (on a déjà une année de mandat), sur quoi vous vous êtes donc appuyé pour les actions déjà menées ?

• Modeste Yerbanga : Effectivement, le Conseil régional du Centre-sud avait déjà un PRD, qui est échu, depuis 2014. Et avec la transition, vous comprendrez qu’il était difficile de réactualiser ce plan. C’est vrai, nous sommes-là, il y a maintenant un an et quelques jours, mais c’est un processus ; parce que dès la prise de fonction, il fallait d’abord adopter des textes pour régir le fonctionnement du Conseil régional, adopter le budget 2017, rendre compte de la gestion de 2016 aux populations (l’administration étant une continuité). Mais, l’autre difficulté, c’était vraiment le financement pour l’élaboration de ce plan (PRD) ; il a fallu courir partout. Heureusement que nous avons eu une oreille attentive du côté du PRGLA (Sous-programme de renforcement de la gouvernance locale et administrative, ndlr).

Nous estimons donc que ce n’est pas encore tard, si d’ici à trois mois nous avons ce référentiel, ça va nous permettre d’amorcer véritablement le développement. Donc, le plan annuel d’investissement que nous avons pu réaliser en 2016 et en 2017 s’est inspiré de l’ancien plan régional de développement, qui avait également arrêté ces actions qui étaient réellement des préoccupations pour les populations. Le premier plan était très ambitieux, à hauteur de seize milliards, mais dont l’évaluation a montré des difficultés réelles sur le terrain (avec un taux de réalisation d’environ 4% ; ce qui est très faible). Nous en tenons compte, c’était vraiment un exercice très édifiant et nous allons nous en inspirer pour avoir un référentiel réaliste et réalisable.

Lefaso.net : C’est dire qu’il y avait déjà des acquis !

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Rencontre d’échanges entre la Coordination du Projet Centre régional de Barefoot college au Burkina et le Président du Conseil régional (PCR) d

Modeste Yerbanga : Bien sûr, il y avait des acquis, nous ne partons pas du néant ; nos successeurs ont eu à travailler, avec les moyens à leur disposition en son temps. Nous, nous sommes-là pour poursuivre le travail abattu par nos prédécesseurs (c’est vrai qu’on ne peut pas tout réaliser en cinq ans, mais nous laisserons des acquis à l’équipe qui va nous succéder).

Lefaso.net : Comment se fait l’élaboration du référentiel de développement, quand on sait que souvent, les populations se plaignent que certaines réalisations se fassent sans concertations préalables, de sorte qu’il n’y a pas d’optimisation ? En clair, elles dénoncent un déphasage entre réalisations et besoins de populations.

Modeste Yerbanga : C’est vrai que les premiers plans de développement ont connu ces difficultés, parce que c’était également la première fois que les régions s’adonnaient à ce genre d’exercices-là, ce n’était donc pas évident. Il y a eu des cabinets (d’études) qui ont accompagné des régions pour l’élaboration de leur plan de développement. Mais, votre remarque est juste, on a noté que ce n’était pas assez participatif, certains cabinets faisaient du couper-coller ou s’inspiraient d’autres régions, alors que ce ne sont pas les mêmes réalités. Mais, pour ce plan que nous sommes en train de relire, il sera très participatif.

La commission ad ’hoc mise en place sera conduite par la direction régionale de l’économie et de la planification, qui accompagne le Conseil régional dans l’élaboration de ce plan, elle fera le tour de toute la région pour rencontrer les forces-vives de chaque province. Il est même prévu des séances de restitution à chaque étape pour permettre à l’ensemble des acteurs de se prononcer sur le processus en cours d’élaboration. Donc, le diagnostic sera fait, des propositions seront faites et tout sera discuté au niveau communal, provincial et régional. Nous pensons donc que ce document sera participatif et que tout le monde y trouvera son compte.

Lefaso.net : Quelle a été la principale priorité de votre Conseil régional à son arrivée ?

Modeste Yerbanga : Il faut dire que la principale difficulté, c’était celle du fonctionnement. Nous sommes arrivés dans un contexte où on avait des difficultés pour fonctionner ; le budget était très minime. Imaginez-vous, lorsque vous arrivez et n’avez même pas un moyen de déplacement pour vous rendre dans les communes, les provinces et même quand les moyens de déplacement existent, il n’y a pas de carburant ; il fallait se débrouiller et c’est ce que nous avons fait jusqu’à ce jour. Lorsque vous êtes des acteurs de développement, c’est le prix à payer.

Lefaso.net : Une année après, la préoccupation est-elle levée ?

Modeste Yerbanga : Des efforts sont faits, mais il reste encore beaucoup à faire. Nous pensons que nous allons nous efforcer d’avancer et au fur et à mesure que nous avancerons, l’Etat central également fera des efforts. Il y a la dotation globale que l’Etat accorde aux collectivités, mais il y a aussi les ressources propres de la région. Mais, la région n’a pas de territoire propre à elle, tout ce qu’elle a, provient de ce que les communes de la région lui reversent. Notre région n’est pas aussi nantie que bien d’autres, seulement, nous avons des hommes et des femmes battants, qui croient au développement et qui restent persuader qu’on peut œuvrer pour réduire la pauvreté dans la région. Cela est une force pour la région.

Lefaso.net : La difficulté dans la gouvernance décentralisée, c’est aussi la ressource humaine. A votre niveau, comment se vit la question ?

Modeste Yerbanga : Jusqu’à présent, le transfert des compétences et des ressources n’est pas encore effectif dans la région, c’est un processus qui est en cours. Le développement ne devrait plus se faire au niveau central ; tous les ministères devraient transférer tout ce qu’il y a comme activités au niveau de la région. Il y a dix domaines à transférer, consacrés par la loi, mais qui ne sont pas encore effectifs. De façon concrète, cela veut dire que lorsque vous prenez le ministère de l’environnement, on devrait avoir au niveau du Conseil régional, des spécialistes en environnement et en même temps qu’il va faire le transfert des forêts, de la faune, des ressources naturelles, que ces techniciens appuient pour la gestion efficace de ces ressources. Donc, le transfert de compétences doit s’accompagner de transfert de ressources. Du coup, nos Conseils régionaux ne sont pas assez bien dotés en termes de ressources, de personnels techniques. Le cri de cœur aujourd’hui est que l’Etat puisse assurer effectivement le transfert afin de permettre d’assurer la pleine exécution du processus de développement.

Lefaso.net : Vous qui pouvez être considéré comme un ‘’organe de coordination’’ des communes, quelles sont les potentialités dont regorge votre région ?

Modeste Yerbanga : C’est une population qui s’adonne à 90% à l’agriculture et à l’élevage. Nous avons également un certain nombre de barrages, bien que certains méritent d’être réhabilités. Nous avons aussi la forêt, des sites touristiques...., que nous pouvons valoriser ; pour peu que les moyens suivent. Quand on parle de décentralisation, nous savons qu’il y a peu de localités qui ne possèdent pas de potentialités spécifiques. Il faut donc l’effectivité des transferts de compétences pour que les acteurs locaux puissent réellement s’organiser pour se prendre en charge. Lorsque vous prenez par exemple la province du Nahouri, on a beaucoup de sites touristiques (à Tiébélé, à Guiaro, etc.), au Zoundwéogo avec des sites touristiques à Nobéré, etc. Bref, il y a un certain nombre de potentialités touristiques qui peuvent profiter à la région, car, qui parle de tourisme parle aussi d’hôtellerie, de restauration, de transports, etc.

Si on revient à l’aspect lié aux barrages, on a des périmètres irrigués ; il faut simplement doter les populations de meilleures techniques agricoles et de semences améliorées pour qu’elles puissent augmenter la productivité. Il en est de même pour l’élevage où, avec un bon encadrement, les populations doivent pouvoir s’en sortir. Pour un développement à la base, il faut que nous nous donnions les moyens d’organiser ces secteurs (agriculture et élevage).

Lefaso.net : Qui parle d’agriculture et d’élevage parle aussi de foncier, quel est votre niveau d’implication dans la résolution des crises liées à ce volet ?

Modeste Yerbanga : C’est vrai que dans la réforme agraire, la question de la terre est beaucoup prise en compte, mais aussi avec le MCA (Ndlr : Millennium Challenge Account, programme américain d’aide au développement), il y a eu des expériences-pilotes dans certaines communes de la région où on a pu quand même doter certains habitants (surtout les femmes) de terres, avec des titres dont ils jouissent actuellement. Mais, il faut dire également que la question de terres est plus liée à l’espace communal, à telle enseigne que le Conseil régional sert plus de médiateur.

Lefaso.net : Quel est le degré de récurrence des crises liées à la terre dans votre région ?

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Ouverture de la première session ordinaire du Conseil régional en mars 2017 avec le Secrétaire d’Etat en charge de la Décentralisation (à gauche)

Modeste Yerbanga : Il y a des cas de crises, surtout entre éleveurs et agriculteurs. Il y a des zones pastorales qui ont été transformées en zones agricoles, ce qui pose problème. Il y a des pistes (à bétails) qui avaient été tracées pour permettre le passage des troupeaux, mais qui n’existent pas aujourd’hui. Ce qui cause des difficultés. Mais, il y a un cadre (une coordination réunissant les acteurs) qui est mis en place dans la région par le gouverneur, qui se réunit une à deux fois par an, pour se pencher sur cette préoccupation. Sinon, c’est effectivement récurrent. Il faut une communication permanente entre l’ensemble des acteurs.

Lefaso.net : Il ressort effectivement de nombreuses crises que, le manque de communication est la cause principale ou un élément important. Quel est le dispositif que vous avez donc mis en place pour faciliter la communication et la rendre permanente dans votre région ?

Modeste Yerbanga : Nous aurons voulu vraiment le faire, mais, malheureusement, notre budget ne nous permet pas de mettre en place un tel dispositif. Heureusement que le Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux a dans son plan d’action, un programme de promotion du civisme. Egalement, je pense que les organisations de la société civile sont les mieux indiquées pour entreprendre de telles actions, notamment sur un certain nombre de sujets majeurs. C‘est vraiment le manque d’informations qui provoque et entretient certaines crises.

Lefaso.net : Après le bilan d’un an d’exercice, quelles sont les priorités que vous avez retenues pour l’année en cours ?

Modeste Yerbanga : Parler de priorités, c’est prématuré car, nous attendons réellement la relecture du PRD. J’estime que les priorités ne doivent pas être uniquement celles du président du Conseil régional, elles sont celles de l’ensemble des acteurs de la région, qui auront identifié comme priorités ce qui est à faire dans les années à venir. C’est sur la base de ce référentiel que nous allons nous focaliser pour chercher des partenaires et mener les actions.

Lefaso.net : N’empêche qu’en tant qu’acteur au développement, vous avez une idée des poches de priorités !

Modeste Yerbanga : C’est vrai, et à ce sujet on peut dire qu’en termes de domaines critiques, il y a les secteurs sociaux (santé, éducation), l’accompagnement des femmes en activités génératrices de revenus et l’amélioration de leurs conditions de vie (c’est très important, parce que lorsque les femmes ont l’accompagnement qu’il faut, elles contribuent à réduire la pauvreté au sein de la famille). Il y a aussi la question liée à la jeunesse pour laquelle, il faut créer de l’emploi.

Lefaso.net : Si vous avez un message à l’ensemble des acteurs, ce serait lequel ?

Modeste Yerbanga : C’est d’inviter tous les acteurs à s’impliquer pour le développement de la région. Après la campagne, place maintenant aux actions de développement ; nous sommes tous filles et fils de la région, il n’y a plus d’étiquettes politiques après les élections. Il faut que tous s’impliquent pour le développement de la région. La région de Centre-sud n’est pas très bien lotie en matière de ressources naturelles, mais ses Hommes sont animés de volonté et de courage pour réduire la pauvreté. Nous sommes-là, mais seuls, on ne peut rien faire. On doit comprendre que chacun vient apporter de la terre à la terre. Aujourd’hui, c’est nous, demain c’est d’autres personnes.

Interview réalisée par Oumar L. Ouédraogo
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

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  • Quand les jeunes gèrent maintenant les régions ! C’est beau Dr Yerbanga ! Bravo. En publiant les potentialités de la région avec vos ambitions de valorisation, tu exaltes ainsi l’orgueil des fils et filles qui pourraient s’y intéresser. Même dans la poterie. Je suis d’accord avec toi qu’il faut "’inviter tous les acteurs à s’impliquer pour le développement de la région". Mais il faut initier une bonne politique à cela. Une politique de contact, d’incitation et d’appréciation des différents efforts de tous et chacun ; pour ainsi motiver. Au Burkina on travaille trop dans les discours en général sans aucune méthode de détails avec le gouverné qui a toujours peur de l’homme cravaté. Et les contributions, si petites soient-elles, sont ratées. Par exemple un simple problème d’essence pourrait être réglé par un fils de Pô ou de Kombissiri, dans la confiance et les preuves d’honnêteté. Ça ne dépasse pas un 1/10 de guiro. Ou bien ? Courage Yerbanga. et vive la jeunesse.

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